Les colloques Pédiatrie et Psychanalyse et Médecine et Psychanalyse qui se sont tenus à Paris au cours des 20 dernières années ont montré la pertinence et l’actualité d’un dialogue entre somaticiens et psychanalystes dès lors que les questions traitées le sont à partir du vif des pratiques respectives, dans la rigueur de leurs méthodes et de leurs concepts spécifiques.

Ce dialogue entre médecins et psychanalystes se tient à distance des concessions et des compromis idéologiques prompts à favoriser les états paresseux et médiatiques des savoirs. C’est au contraire dans la mise en relief de ce qui différencie autant que ce qui rapproche dans leurs pratiques les médecins et les psychanalystes que le débat théorico-clinique, la recherche fondamentale et appliquée et la transmission des connaissances peuvent se poursuivre. Ce dialogue présuppose qu’on ne réduise pas la vérité du patient à l’exactitude médico-biologique, pas davantage qu’on ne saurait confondre les dimensions subjective et intersubjective des pathologies somatiques avec leur étiologie.

Paris, Cité universitaire internationale, 14-16 janvier 2011

Nouvelles formes de vie et de mort
une médecine entre rêve et réalité

En hommage à la mémoire de Conrad Stein

 

Les perspectives de vie et de mort sont renouvelées par les avancées de la médecine et par les compétences accrues des services hospitaliers.

Comment les possibilités désormais ouvertes et offertes aux patients transforment-elles ou infléchissent-elles leur regard sur la vie et la mort ? Qu’en est-il de leurs désirs : Vivre ou mourir, à quel prix ? Dans quelles conditions ? Pour soi-même et pour les autres ? Existe-t-il des facteurs psychiques qui orientent nos manières de vivre et de mourir ? Ou qui influencent les modalités d’accompagnement des proches ? En bref, comment nos désirs sont-ils sollicités par les nouvelles conditions de soins ?

Autant de questions à débattre au cours de ce prochain colloque où l’accent se portera sur la condition du patient et de son entourage, sur les services d’urgence, sur le rôle de la génétique, de la gynécologie obstétrique et de la néonatologie comme anticipation de l’avenir. On pensera également aux nouvelles exigences de formation des soignants, en particulier lors des décisions de maintien ou d’arrêt des soins.

Un récent rapport de l’IGAS (Institut général des Affaires sociales) intitulé « La mort à l’hôpital » a fait le point sur ces questions et sur leurs impasses actuelles, notamment sur celles qui concernent la mort dans l’enfance et dans l’adolescence ainsi que sur les modalités d’annonce du décès.

Quant à la problématique du deuil, il ne semble pas pertinent de la limiter à l’occurrence de la mort mais de l’envisager selon la différence que chacun fait entre la vie d’avant et la vie d’après.

Trois journées de colloque qui favoriseront le croisement des témoignages issus de la pratique et de la réflexion des intervenants dans le champ de la médecine, de la psychanalyse, de l’éthique, de l’anthropologie, de la sociologie et de la théologie.

 

Voir aussi : Actes du 12e colloque : Nouvelles formes de vie et de mort en médecine et psychanalyse (2011)