Paris, Théâtre de l'Alliance française, 15-16 janvier 2005

Violence de l’annonce, violence du dire

 

L'annonce fait le quotidien de la rencontre entre médecins et patients, avec des effets immédiats et différés. On sait que la parole médicale n'est pas toujours mesurable : parole attendue, parole redoutée, parole mal entendue, parole sécurisante mais aussi parole sidérante.

Depuis la loi du 4 mars 2002 obligeant les médecins à l'information de leurs patients, les effets d'annonce, bien que légalisés sinon autorisés, ont gagné en complexité. À cela s'ajoutent des difficultés liées aux révisions diagnostiques. Comment entend-on la diminution ou la sortie d'un risque et les perspectives de guérison ?

Peut-on envisager une amélioration des formes de l'annonce ? Peut-on anticiper et gérer ses effets ? Les apports des psychanalystes travaillant auprès des médecins, du personnel soignant, des patients et des familles sont-ils transmissibles ? S'il est vrai que la psychanalyse fait une place à la violence dans la vie psychique, la médecine peut-elle gagner davantage d'humanisation à son contact ?

Comme pour les précédents colloques de Pédiatrie et Psychanalyse, les débats se dérouleront sur deux journées de conférences et tables rondes avec une matinée d'ateliers sur des thèmes élargis.

Au long de ce colloque, la question de l'annonce sera envisagée sous ses différentes formes chez l'adulte et chez l'enfant, en neuropédiatrie, en génétique, en cancérologie, dans le domaine des greffes d'organe et des maladies évolutives (Alzheimer, maladies neuromusculaires…).

 

Comité scientifique :
Danièle Brun, Olivier Douville, Martine Frischmann, Marcela Gargiulo, Roland Gori, Arnold Munnich, Jean-Christophe Thalabard, Alain Vanier

Organisation :
Société Médecine et psychanalyse,
Centre de recherches « Psychanalyse et Médecine » (CRPM, Université Paris 7),
Études freudiennes,
Avec la collaboration de l'AFM (Association française contre les myopathies).

 

Voir aussi : Actes du 7e colloque - 2005